· Par La rédaction de France-Vote
Programme de Philippe Brun (Parti socialiste) pour 2027
Programme Philippe Brun 2027 (PS) : hausse des salaires, rétablissement de l'ISF, fin de la flat tax, fonds de pension public. Propositions sourcées et neutres.

Philippe Brun a annoncé le 30 juin 2026 sa candidature à la primaire du Parti socialiste pour 2027, sous le slogan « le candidat des salaires ». Sa candidature a depuis été écartée de cette primaire, ce que retient désormais sa fiche sur notre site. Né en 1991 à Rouen, diplômé de Sciences Po, d'HEC et de l'ENA, magistrat administratif au tribunal de Montreuil depuis 2019, il est député de l'Eure depuis 2022 et s'est fait connaître comme rapporteur d'une proposition de loi de renationalisation d'EDF. Hausse des rémunérations du travail, rétablissement de l'impôt sur la fortune, suppression de la « flat tax » et réindustrialisation dans une logique de « gauche productiviste » en constituent les axes affichés. Tour d'horizon, sans parti pris, des principales propositions et de leurs sources.
En bref
- Candidature annoncée le 30 juin 2026 à la primaire du Parti socialiste, sous le slogan « le candidat des salaires », puis écartée de cette primaire ; député de l'Eure depuis 2022.
- Salaires et social : hausse des rémunérations du travail et projet de fonds de pension public géré par les syndicats ; il défend une « gauche productiviste » axée sur la réindustrialisation et la hausse des salaires (Wikipédia, 2026).
- Fiscalité : rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et suppression de la « flat tax », mais pas de soutien à la « taxe Zucman » (Wikipédia, 2026).
Que propose Philippe Brun sur les salaires et le travail ?
C'est le cœur affiché de sa démarche : il se présente comme « le candidat des salaires » et défend une « gauche productiviste » axée sur la réindustrialisation et la hausse des salaires (Wikipédia, 2026). Les orientations recensées sur sa fiche traduisent cet axe par une hausse des rémunérations du travail et par un projet de fonds de pension public géré par les syndicats.
L'entrée par le salaire, plutôt que par les transferts sociaux ou la durée du travail, distingue cette approche à gauche. Nos données le situent du côté d'une hausse du SMIC et d'une intervention de l'État sur les rémunérations, plutôt favorable à une abrogation de la réforme des retraites de 2023, et sans position tranchée sur la conditionnalité du RSA ni sur la réduction du temps de travail. Ces éléments relèvent d'une lecture des positions connues et ne sont pas arrêtés ; leur mise en œuvre supposerait une majorité, à ce stade hypothétique. Pour situer votre propre position, essayez le simulateur de vote, un outil pédagogique et non un sondage.
Quel est son programme économique et fiscal ?
Le volet économique associe fiscalité du patrimoine et réindustrialisation. Sur la fiscalité, sa position est documentée : il ne soutient pas la « taxe Zucman » mais défend la suppression de la « flat tax » et le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) (Wikipédia, 2026). Rétablir l'ISF sans reprendre le dispositif visant les très hauts patrimoines, porté par une partie de la gauche, situe sa ligne fiscale à part dans ce débat.
Sa fiche décrit par ailleurs une réindustrialisation assumée. Nos données le situent plutôt du côté d'une protection de l'industrie française, plutôt réservé sur la priorité donnée au désendettement, et sans position tranchée sur la baisse des impôts de production et des charges des entreprises. Ces orientations sont décrites telles que le candidat les présente, sans évaluation de leur faisabilité. Pour les resituer, consultez notre page thématique sur l'économie et la fiscalité ou comparez les programmes.
Quelle est sa position sur l'immigration ?
Les orientations recensées sur sa fiche décrivent une ligne socialiste classique : attachement au droit du sol et refus de la préférence nationale. Nos données le situent en opposition nette à une restriction du droit du sol et à la réservation des prestations sociales non contributives aux Français, plutôt réservé sur des quotas annuels contraignants réduisant l'immigration légale, et plutôt favorable à la régularisation des travailleurs sans papiers des métiers en tension.
Ces positions sont rapportées sans appréciation et constituent une lecture indicative, appelée à se préciser pendant la campagne. Notre page thématique sur l'immigration les replace face à celles des autres personnalités.
Que dit-il de la sécurité et de la justice ?
C'est le thème sur lequel nos données recensent le moins d'éléments. Sa fiche indique qu'il a, à ce stade de la campagne, peu de positions publiques détaillées en matière de sécurité, et nos données ne le situent ni du côté du soutien ni de l'opposition sur les quatre propositions du comparateur consacrées à ce thème : peines planchers, cannabis, contrôle indépendant de la police et excuse de minorité.
Une absence de position recensée n'est pas une absence de position : elle signale que les orientations publiques disponibles ne permettent pas de le situer. Le même constat vaut pour les institutions et pour l'éducation. Vous pouvez suivre ces repères sur notre page thématique sur la sécurité et la justice.
Quelle écologie et quelle politique énergétique défend-il ?
Sa fiche présente une transition écologique adossée à la réindustrialisation, sans en faire l'axe central de sa campagne : la décarbonation y est envisagée avec l'appareil industriel plutôt que contre lui.
Sur l'énergie, son travail parlementaire le plus identifié porte sur la propriété publique de l'opérateur électrique, sa fiche retenant qu'il a été rapporteur d'une proposition de loi de renationalisation d'EDF. Nos données le situent plutôt favorable à une accélération de l'éolien et du solaire ainsi qu'à la primauté des objectifs climatiques, et sans position tranchée sur une nouvelle génération de réacteurs nucléaires comme sur une réduction drastique des pesticides de synthèse. Notre page thématique sur l'écologie et l'énergie met ces positions en regard de celles des autres candidats.
Quelles positions sur l'Europe et l'international ?
Sur l'Union européenne, sa fiche fait état d'un engagement européen assorti d'une régulation des échanges commerciaux. Nos données le situent plutôt favorable à un approfondissement de l'intégration européenne — budget commun, décisions à la majorité, défense intégrée — et au rejet des accords de libre-échange du type UE-Mercosur, plutôt réservé sur la possibilité de déroger au droit européen, et en opposition nette à une sortie de l'Union ou de la zone euro.
En matière internationale, la fiche mentionne un soutien à l'Ukraine et le maintien dans l'Alliance atlantique. Nos données le situent plutôt favorable à la poursuite du soutien militaire à l'Ukraine et en opposition nette à un retrait du commandement intégré de l'OTAN, sans position tranchée sur une forte hausse du budget de la défense. Ces orientations sont connues et non arrêtées ; notre page thématique sur l'Europe en donne le détail proposition par proposition.
Que propose-t-il sur la santé et les services publics ?
Sur ce thème, les orientations recensées sur sa fiche se résument à une défense des services publics. Nos données le situent plutôt favorable à une hausse du budget de l'hôpital public et du nombre de soignants, sans position tranchée sur la régulation de la liberté d'installation des médecins, sur l'aide active à mourir ou sur un remboursement intégral des soins par la Sécurité sociale.
Là encore, ces repères constituent une lecture indicative, susceptible d'évoluer d'ici le scrutin. Pour les confronter à ceux des autres candidats, utilisez le comparateur ou notre page thématique sur la santé.
Questions fréquentes
Qui est Philippe Brun ?
Philippe Brun est un député socialiste de l'Eure, élu en 2022, et magistrat administratif. Né le 16 octobre 1991 à Rouen, en Seine-Maritime, il est diplômé de Sciences Po, d'HEC et de l'ENA. Assistant parlementaire de 2012 à 2014, il est magistrat administratif au tribunal de Montreuil depuis 2019. À l'Assemblée, il s'est fait connaître comme rapporteur d'une proposition de loi de renationalisation d'EDF.
Quel est le programme de Philippe Brun pour 2027 ?
Il s'agissait d'une candidature à la primaire socialiste, annoncée le 30 juin 2026 puis écartée, et non d'un programme présidentiel arrêté. Les axes affichés associent une hausse des rémunérations du travail et un fonds de pension public géré par les syndicats, le rétablissement de l'ISF avec la suppression de la « flat tax » (Wikipédia, 2026), une réindustrialisation assumée à laquelle la transition écologique est adossée, un engagement européen assorti d'une régulation des échanges et un soutien à l'Ukraine.
Philippe Brun est-il candidat à la présidentielle 2027 ?
Sa candidature devait d'abord passer par une étape interne : le 30 juin 2026, il a annoncé se présenter à la primaire du Parti socialiste pour 2027, avant d'en être écarté. Plusieurs autres socialistes se sont engagés dans cette même primaire, dont Ségolène Royal, Karim Bouamrane et Raphaël Glucksmann. La désignation d'un candidat unique suppose l'issue de ce processus.
Que veut dire la « gauche productiviste » dont il se revendique ?
C'est l'expression qu'il emploie pour désigner sa ligne : selon sa notice biographique, il se présente comme « le candidat des salaires » et défend une « gauche productiviste » axée sur la réindustrialisation et la hausse des salaires (Wikipédia, 2026). L'accent porte sur la production et la rémunération du travail. Sur notre fiche, cette logique se retrouve dans le volet écologique, où la transition est adossée à la réindustrialisation.
Ce qu'il faut retenir
Le programme de Philippe Brun pour 2027 s'appuie sur les positions publiques d'un député de l'Eure élu en 2022, qui avait annoncé le 30 juin 2026 sa candidature à la primaire du Parti socialiste — dont il a depuis été écarté — sous le slogan « le candidat des salaires ». Il articule un volet salarial placé au premier plan — hausse des rémunérations du travail, fonds de pension public géré par les syndicats — une fiscalité du patrimoine qui rétablit l'ISF et supprime la « flat tax » sans reprendre la « taxe Zucman » (Wikipédia, 2026), une réindustrialisation revendiquée sous le terme de « gauche productiviste » à laquelle la transition écologique est adossée, une ligne socialiste sur l'immigration, et un engagement européen assorti d'une régulation des échanges commerciaux doublé d'un soutien à l'Ukraine. Sur la sécurité, les institutions et l'éducation, les orientations recensées sont trop peu détaillées pour le situer. Ces propositions émanent du candidat et ne sont pas arrêtées ; leur mise en œuvre supposerait une majorité, à ce stade hypothétique. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter sa fiche, comparer les programmes et tester vos propres repères avec le simulateur de vote, un outil pédagogique et non un sondage.
