· Par La rédaction de France-Vote
Programme de Jérôme Guedj et du Parti socialiste pour 2027
Programme Jérôme Guedj 2027 (PS) : retour de la retraite à 62 ans, hausse du SMIC, Grande Sécu à la place des complémentaires. Propositions sourcées et neutres.

Jérôme Guedj aborde la présidentielle 2027 en candidat déclaré depuis le 5 février 2026. Né à Pantin en 1972, conseiller général puis départemental de l'Essonne de 1998 à 2021 et président du conseil général de ce département de 2011 à 2015, il siège à l'Assemblée nationale comme député de la 6e circonscription de l'Essonne depuis 2022 et au conseil régional d'Île-de-France depuis 2021. Gauche républicaine, universaliste et laïque, retour de l'âge de départ à 62 ans, « Grande Sécu » en remplacement des complémentaires santé et ancrage européen assumé en constituent les axes affichés. Tour d'horizon, sans parti pris, des principales propositions et de leurs sources.
En bref
- Candidature déclarée le 5 février 2026 ; député socialiste de l'Essonne depuis 2022, il indique vouloir porter une gauche républicaine, universaliste et laïque et ne participe pas à la primaire unitaire de la gauche.
- Social et santé : retour à 62 ans, hausse du SMIC, maintien des 35 heures, refus de la conditionnalité du RSA, et une « Grande Sécu » remplaçant les complémentaires. Il a voté pour l'abrogation de la réforme des retraites de 2023 (Assemblée nationale, 5 juin 2025).
- Économie, Europe et institutions : fiscalité progressive renforcée sur les hauts patrimoines, nationalisations ciblées, ancrage européen assumé, revalorisation du Parlement et dose importante de proportionnelle.
Que propose Jérôme Guedj sur le social, les retraites et les salaires ?
Le volet social occupe une place centrale dans les orientations du député de l'Essonne. Sur les retraites, sa position est documentée par un vote : Jérôme Guedj a voté pour la proposition de résolution demandant l'abrogation de la réforme des retraites de 2023, adoptée le 5 juin 2025 (Assemblée nationale, 5 juin 2025). Les orientations recensées sur notre fiche candidat font état d'un retour à un départ à soixante-deux ans.
Sur le travail et les salaires, les orientations recensées sur sa fiche mentionnent une hausse du SMIC, le maintien des trente-cinq heures et un refus de la conditionnalité du revenu de solidarité active (RSA). La réduction générale du temps de travail au-delà de ce cadre — semaine de trente-deux heures ou de quatre jours — n'y figure pas.
Ces mesures relèvent d'une lecture des positions connues et ne sont pas arrêtées ; leur mise en œuvre supposerait une majorité, à ce stade hypothétique. Pour situer votre propre position sur ces sujets, vous pouvez essayer le simulateur de vote, en gardant à l'esprit qu'il s'agit d'un outil pédagogique, et non d'un sondage.
Quelles mesures pour la santé et l'hôpital public ?
La santé constitue l'un des volets les plus détaillés des orientations recensées. Sa fiche décrit une « Grande Sécu » venant remplacer les complémentaires santé, un investissement dans l'hôpital public et la création de centres de santé à médecins salariés, cette dernière piste étant présentée comme une réponse aux déserts médicaux.
Sur la fin de vie, la position de Jérôme Guedj est là aussi documentée par un vote : il a voté pour l'ensemble de la proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir, adoptée le 27 mai 2025 par 305 voix contre 199 (Assemblée nationale, 27 mai 2025). Pour replacer ces orientations face à celles des autres prétendants, vous pouvez consulter notre page thématique sur la santé.
Quel est son programme économique et fiscal ?
Le volet économique met l'accent sur la progressivité de l'impôt et sur le périmètre de l'État. Les orientations recensées sur sa fiche prévoient une fiscalité progressive renforcée sur les hauts patrimoines, des nationalisations ciblées dans les secteurs stratégiques et un refus de l'austérité.
Dans la lecture retenue par notre comparateur, ni la priorité donnée à la réduction du déficit et de la dette sur les nouvelles dépenses, ni la poursuite de la baisse des impôts de production et des charges pesant sur les entreprises ne sont reprises. Ces choix de financement font l'objet de chiffrages et de débats contradictoires selon les acteurs qui les commentent ; ils sont ici décrits tels que les orientations connues du candidat les présentent, sans évaluation de leur faisabilité. Pour les mettre en regard, vous pouvez consulter notre page thématique sur l'économie et la fiscalité ou comparer les programmes.
Quelle est sa position sur l'immigration ?
Sur l'immigration, les orientations recensées sur sa fiche associent la défense du droit du sol et du droit d'asile à une insistance républicaine sur l'intégration et le respect des lois communes. Le durcissement du droit du sol pour l'acquisition de la nationalité française ne figure pas parmi les mesures retenues, non plus que la préférence nationale dans l'accès aux prestations ou à l'emploi.
Dans la lecture retenue par notre comparateur, la régularisation des travailleurs sans papiers employés dans les métiers en tension est classée du côté des orientations plutôt soutenues, tandis que la fixation de quotas annuels contraignants n'est pas reprise. Ces éléments sont rapportés de façon factuelle, sans appréciation ; notre page thématique sur l'immigration permet de les comparer à d'autres lignes du débat.
Que propose Jérôme Guedj sur la sécurité et la justice ?
Les orientations recensées sur sa fiche décrivent une fermeté républicaine sur la délinquance, associée au refus des automatismes pénaux et à la préservation de la justice des mineurs. Cette articulation situe sa ligne à distance de deux options souvent discutées : les peines planchers automatiques et la suppression de l'excuse de minorité, qui ne figurent pas parmi les mesures retenues.
Sur d'autres sujets débattus — légalisation du cannabis, contrôle indépendant de la police —, les orientations recensées ne permettent pas de trancher, et notre comparateur les traite comme des positions non arrêtées.
Quelle écologie et quelle politique énergétique défend-il ?
Les orientations recensées sur sa fiche décrivent une transition écologique social-démocrate, le maintien du socle nucléaire, le développement des énergies renouvelables et une réduction progressive des pesticides sans rupture du modèle agricole.
Cette combinaison — maintien de l'atome et accélération des renouvelables — distingue cette orientation d'une partie de la gauche, qui plaide pour une sortie progressive du nucléaire. Sur le monde agricole, la fiche insiste sur le caractère négocié de la transition. Ces orientations sont présentées comme connues et non arrêtées.
Quelles positions sur l'Europe et l'international ?
Sur l'Union européenne, les orientations recensées sur sa fiche font état d'un ancrage européen assumé, d'une Europe sociale et d'une défense commune, avec un refus des accords de libre-échange déséquilibrés pour l'agriculture — le rejet d'un accord de type Mercosur figurant parmi les positions les plus nettes de cette lecture. La sortie de l'Union ou de l'euro ne fait pas partie des pistes retenues.
En matière internationale, la fiche décrit un atlantisme assumé, un soutien militaire à l'Ukraine, une défense européenne renforcée et une fermeté face à la Russie ; la sortie du commandement intégré de l'OTAN n'est pas reprise. Notre page thématique sur l'Europe réunit les positions comparables des autres candidats.
Que propose-t-il sur les institutions et sur l'école ?
Sur les institutions, les orientations recensées sur sa fiche évoquent une revalorisation du Parlement et une dose importante de proportionnelle, assorties d'une méfiance envers les mécanismes de démocratie directe généralisée. Le référendum d'initiative citoyenne, porté par plusieurs autres candidats, ne figure pas parmi les mesures retenues.
Sur l'école, la fiche mentionne la défense d'une école publique, laïque et républicaine, la transparence sur le financement du privé et un refus de l'autonomie de recrutement des établissements. Pour situer ces orientations, vous pouvez comparer les programmes ou essayer le simulateur de vote.
Questions fréquentes
Qui est Jérôme Guedj ?
Jérôme Guedj est né le 23 janvier 1972 à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Membre du Parti socialiste, il a été conseiller général puis départemental de l'Essonne de 1998 à 2021 et président du conseil général du département de 2011 à 2015. Député de l'Essonne de 2012 à 2014, il est conseiller régional d'Île-de-France depuis 2021 et député de la 6e circonscription de l'Essonne depuis 2022.
Quel est le programme de Jérôme Guedj pour 2027 ?
Candidat déclaré depuis le 5 février 2026, il indique vouloir porter une gauche républicaine, universaliste et laïque. Les axes affichés associent un volet social (retour à soixante-deux ans, hausse du SMIC, maintien des trente-cinq heures, refus de la conditionnalité du RSA), un volet santé étoffé (« Grande Sécu », hôpital public, centres de santé à médecins salariés), une fiscalité progressive renforcée sur les hauts patrimoines, un ancrage européen assumé et une revalorisation du Parlement.
Que propose Jérôme Guedj sur les retraites ?
Il a voté pour la proposition de résolution demandant l'abrogation de la réforme des retraites de 2023, adoptée le 5 juin 2025 (Assemblée nationale, 5 juin 2025). Les orientations recensées sur sa fiche font état d'un retour à un départ à soixante-deux ans. Notre page thématique sur le travail, les retraites et le social réunit les positions des autres candidats sur ce point.
Jérôme Guedj participe-t-il à la primaire de la gauche ?
Non. Selon les éléments recensés sur sa fiche candidat, il ne participe pas à la primaire unitaire de la gauche et porte sa candidature en dehors de ce cadre, en revendiquant une gauche républicaine, universaliste et laïque.
Ce qu'il faut retenir
Le programme de Jérôme Guedj pour 2027 s'appuie sur les positions publiques du candidat, député socialiste de l'Essonne depuis 2022 et candidat déclaré depuis le 5 février 2026. Il articule un volet social (retour à un départ à soixante-deux ans, hausse du SMIC, maintien des trente-cinq heures, refus de la conditionnalité du RSA), un volet santé particulièrement développé avec une « Grande Sécu » remplaçant les complémentaires et des centres de santé à médecins salariés, une fiscalité progressive renforcée sur les hauts patrimoines assortie de nationalisations ciblées, une écologie combinant socle nucléaire et renouvelables, un ancrage européen et atlantiste assumé avec un soutien militaire à l'Ukraine, ainsi qu'une revalorisation du Parlement et une dose importante de proportionnelle, sans adhésion à la démocratie directe généralisée. Ses votes à l'Assemblée sur l'abrogation de la réforme des retraites (5 juin 2025) et sur l'aide à mourir (27 mai 2025) sont documentés. Ces propositions émanent du candidat ; leur mise en œuvre supposerait une majorité, à ce stade hypothétique. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter sa fiche, comparer les programmes et tester vos propres repères avec le simulateur de vote, un outil pédagogique et non un sondage.
