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France-Vote — élection présidentielle 2027
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· Par La rédaction de France-Vote

Programme de Ségolène Royal (Parti socialiste) pour 2027

Programme Ségolène Royal 2027 : renouvelables accélérés, part du nucléaire réduite, abrogation de la réforme des retraites. Propositions sourcées et neutres.

Bureau de vote lors du premier tour de l’élection présidentielle française de 2022
Bureau de vote lors du premier tour de l’élection présidentielle française de 2022. Photo : Xfigpower / CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Ségolène Royal aborde la présidentielle 2027 en candidate déclarée : le 10 juillet 2026, elle a annoncé sa candidature à la primaire du Parti socialiste, sous le slogan « La France tranquille et l'Ordre juste ». Ministre de l'Environnement dès 1992, présidente de la région Poitou-Charentes de 2004 à 2014, candidate du Parti socialiste à la présidentielle de 2007, puis ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer de 2014 à 2017 et présidente de la COP21, elle préside l'association France-Algérie. Priorité climatique, justice fiscale, opposition à la réforme des retraites de 2023 et démocratie participative en constituent les axes affichés. Tour d'horizon, sans parti pris, des principales propositions et de leurs sources.

En bref

  • Candidature déclarée : le 10 juillet 2026, Ségolène Royal a annoncé sa candidature à la primaire du Parti socialiste pour 2027, sous le slogan « La France tranquille et l'Ordre juste ».
  • Écologie et énergie : accélération des énergies renouvelables et réduction de la part du nucléaire, dans la continuité de la loi de transition énergétique de 2015, qu'elle a portée comme ministre (Wikipédia, 2026).
  • Économie et social : contribution renforcée des grands patrimoines, opposition à la réforme des retraites de 2023, revalorisation des bas salaires et défense des services publics.

Que propose Ségolène Royal sur l'écologie et l'énergie ?

C'est le domaine le plus documenté par son parcours ministériel. Comme ministre de l'Environnement et de l'Énergie de 2014 à 2017, elle a fait adopter la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, qui soutient le développement des énergies renouvelables ; elle avait auparavant lancé un « Plan énergie solaire » en Poitou-Charentes (Wikipédia, 2026). Les orientations recensées sur sa fiche candidat prolongent cette ligne : priorité climatique affichée et accélération du déploiement de l'éolien et du solaire.

Sur le nucléaire, la même loi de 2015 visait à réduire la part de l'atome dans la production d'électricité à 50 % à l'horizon 2025 (Wikipédia, 2026). Les orientations recensées sur sa fiche font état d'une réduction de la part du nucléaire, dans la continuité de ce texte — position qui la distingue d'une partie des candidats favorables à la construction d'une nouvelle génération de réacteurs. Les positions recensées font également apparaître un soutien à une réduction de l'usage des pesticides de synthèse, quitte à contraindre le modèle agricole. Pour situer ces orientations parmi celles des autres prétendants, vous pouvez consulter notre page thématique sur l'écologie et l'énergie.

Quel est son programme économique et fiscal ?

Le volet économique est présenté sous l'angle de la justice fiscale. Les orientations recensées sur sa fiche prévoient une contribution renforcée des grands patrimoines — c'est-à-dire un soutien au rétablissement d'un impôt sur la fortune ou à une taxation des très grands patrimoines — ainsi qu'un soutien à une production plus locale.

En regard, la même lecture la situe plutôt en retrait sur la poursuite de la baisse des impôts de production et des charges pesant sur les entreprises. Ces choix de financement font l'objet de chiffrages contradictoires ; ils sont ici décrits tels que les orientations connues de la candidate les présentent, sans évaluation de leur faisabilité. Pour les mettre en regard des autres programmes, vous pouvez comparer les programmes.

Que propose-t-elle sur les retraites, les salaires et la santé ?

Sur les retraites, les orientations recensées sur sa fiche marquent une opposition à la réforme de 2023, et donc un soutien au retour à un départ à 62 ans ou moins. Sur les salaires, la fiche fait état d'une revalorisation des bas salaires.

Sur la santé, les orientations recensées sur sa fiche évoquent un renforcement de l'hôpital public et une lutte contre les déserts médicaux, ainsi qu'une défense générale des services publics. Ces mesures relèvent d'une lecture des positions connues et ne sont pas arrêtées ; leur mise en œuvre supposerait une majorité, à ce stade hypothétique. Pour situer votre propre position sur ces sujets, vous pouvez essayer le simulateur de vote, en gardant à l'esprit qu'il s'agit d'un outil pédagogique, et non d'un sondage.

Quelle est sa position sur l'immigration ?

Les orientations recensées sur sa fiche articulent trois éléments : un attachement à la tradition républicaine du droit du sol, un refus de la préférence nationale et une fermeté contre les filières d'immigration irrégulière. Traduites dans les propositions du comparateur, ces orientations la placent en opposition nette à une restriction du droit du sol pour l'acquisition de la nationalité française, comme à une réservation des prestations sociales non contributives aux seuls Français.

La même lecture la situe plutôt en retrait sur l'instauration de quotas annuels contraignants pour l'immigration légale, et plutôt favorable à la régularisation des travailleurs sans papiers employés dans les métiers en tension. Ces éléments sont rapportés ici de façon factuelle, sans appréciation. Notre page thématique sur l'immigration permet de les comparer aux positions des autres candidats.

Que dit-elle sur la sécurité ?

Le thème est résumé sur sa fiche par la formule « Ordre juste », reprise dans le slogan de sa candidature : une présence de l'État et une fermeté articulées à la prévention et à la responsabilité. Sur les propositions du comparateur consacrées à la sécurité — peines planchers, légalisation du cannabis, contrôle indépendant de la police, excuse de minorité —, les positions recensées à ce stade ne sont pas tranchées : cela traduit non pas une absence d'opinion, mais l'absence de prise de position publique suffisamment explicite pour être classée.

Quelles positions sur l'Europe et l'international ?

Sur l'Union européenne, les orientations recensées sur sa fiche décrivent un engagement européen assorti d'une régulation des accords de libre-échange et d'une Europe plus protectrice. Cette lecture la situe plutôt favorable à un approfondissement de l'intégration européenne et au rejet des accords du type UE-Mercosur, en opposition nette à toute sortie de l'Union ou de l'euro, et plutôt en retrait sur une dérogation au droit européen.

En matière internationale, sa fiche biographique consacre une section à sa dénonciation des « crimes de guerre russes en Ukraine », marquant une ligne critique envers la Russie (Wikipédia, 2026). Les orientations recensées sur sa fiche font état d'un soutien à l'Ukraine, d'un maintien dans l'Alliance atlantique — donc d'une opposition nette à une sortie du commandement intégré de l'OTAN — et d'une diplomatie climatique, en lien avec sa présidence de la COP21. Voir aussi notre page thématique sur l'Europe.

Que propose-t-elle sur les institutions et l'école ?

Sur les institutions, les orientations recensées sur sa fiche mettent en avant la démocratie participative et l'association des citoyens aux décisions publiques. Les propositions du comparateur consacrées aux institutions — référendum d'initiative citoyenne, proportionnelle intégrale, VIᵉ République, référendum sur les questions migratoires — ne font pas apparaître de position tranchée à ce stade.

Sur l'école, la fiche évoque une défense de l'école publique, des droits de l'enfant et de la mixité sociale, thèmes qui rejoignent ses fonctions de ministre déléguée à l'Enseignement scolaire puis à la Famille entre 1997 et 2002. Là encore, les propositions du comparateur consacrées à l'éducation ne font pas apparaître de position tranchée. Notre page thématique sur le social en donne un aperçu comparé.

Questions fréquentes

Ségolène Royal est-elle candidate à la présidentielle 2027 ?

Sa candidature est déclarée : le 10 juillet 2026, elle a annoncé qu'elle se présentait à la primaire du Parti socialiste pour 2027, sous le slogan « La France tranquille et l'Ordre juste ». Il s'agit donc, à ce stade, d'une candidature à la désignation interne de son parti.

Quel est le programme de Ségolène Royal pour 2027 ?

Les axes affichés associent une priorité climatique (accélération des renouvelables, réduction de la part du nucléaire), une justice fiscale reposant sur une contribution renforcée des grands patrimoines, une opposition à la réforme des retraites de 2023, une revalorisation des bas salaires, un renforcement de l'hôpital public, une ligne « Ordre juste » en matière de sécurité et une démocratie participative.

Ségolène Royal a-t-elle déjà été candidate à la présidentielle ?

Oui. Elle a été la candidate du Parti socialiste à la présidentielle de 2007. Son parcours comprend aussi le ministère de l'Environnement (1992-1993), les ministères délégués à l'Enseignement scolaire puis à la Famille (1997-2002), la présidence de la région Poitou-Charentes (2004-2014) et le ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer (2014-2017), avec la présidence de la COP21.

Quelle est sa position sur le nucléaire ?

Les orientations recensées sur sa fiche font état d'une réduction de la part du nucléaire, dans la continuité de la loi de transition énergétique de 2015 qu'elle a portée comme ministre : ce texte visait à ramener la part de l'atome dans la production d'électricité à 50 % à l'horizon 2025 (Wikipédia, 2026). Cette lecture la place en retrait sur la construction d'une nouvelle génération de réacteurs, et favorable à une accélération de l'éolien et du solaire.

Ce qu'il faut retenir

Le programme de Ségolène Royal pour 2027 s'appuie sur les positions publiques de la candidate, déclarée à la primaire du Parti socialiste depuis le 10 juillet 2026 sous le slogan « La France tranquille et l'Ordre juste ». Il articule une priorité climatique adossée à son bilan ministériel — loi de transition énergétique de 2015, soutien aux renouvelables, réduction de la part du nucléaire, présidence de la COP21 —, une justice fiscale centrée sur les grands patrimoines, une opposition à la réforme des retraites de 2023, une revalorisation des bas salaires et un renforcement de l'hôpital public. Sur l'immigration, la ligne recensée associe l'attachement au droit du sol et le refus de la préférence nationale à une fermeté contre les filières ; sur l'Europe, un engagement européen assorti d'une régulation des accords commerciaux ; sur l'international, un soutien à l'Ukraine et le maintien dans l'Alliance atlantique. En sécurité, institutions et éducation, les positions recensées à ce stade ne sont pas tranchées. Ces propositions émanent de la candidate et ne sont pas arrêtées ; leur mise en œuvre supposerait une majorité, à ce stade hypothétique. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter sa fiche, comparer les programmes et tester vos propres repères avec le simulateur de vote, un outil pédagogique et non un sondage.

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