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France-Vote — élection présidentielle 2027
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· Par La rédaction de France-Vote

Programme de François Asselineau et de l'UPR pour 2027

Programme François Asselineau 2027 : sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN, retraite après 41 annuités, SMIC +24 %. Propositions sourcées et neutres.

Bureau de vote lors du premier tour de l’élection présidentielle française de 2022
Bureau de vote lors du premier tour de l’élection présidentielle française de 2022. Photo : Xfigpower / CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

François Asselineau aborde la présidentielle 2027 en candidat déclaré, avec une campagne lancée en mars 2026. Né en 1957 à Paris, inspecteur des finances puis inspecteur général des finances de 1985 à 2006, conseiller de Paris élu du 19e arrondissement de 2001 à 2008, il a fondé l'Union populaire républicaine (UPR) en 2007 et la préside depuis, sans mandat électif depuis 2008. Candidat en 2017 avec 0,92 % des voix, il n'avait pas rassemblé les 500 parrainages en 2022. Sortie de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN, nationalisations stratégiques, hausse du SMIC et référendum d'initiative citoyenne en constituent les axes affichés. Tour d'horizon, sans parti pris, des principales propositions et de leurs sources.

En bref

  • Candidature déclarée, campagne lancée en mars 2026 : François Asselineau préside l'Union populaire républicaine, qu'il a fondée en 2007, et était candidat en 2017 avec 0,92 % des voix.
  • Europe et international : sortie de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN par l'article 50, présentée comme le cœur unique et constant du projet (Union populaire républicaine, 2026).
  • Économie et social : nationalisations stratégiques, nouvelles tranches d'impôt sur le revenu, contrôle des capitaux, départ en retraite après quarante et une annuités et hausse du SMIC de vingt-quatre pour cent.

Que propose François Asselineau sur l'Europe et la sortie de l'Union ?

C'est l'axe central du projet, et celui qui commande les autres dans la présentation qu'en fait le candidat. Le programme de l'UPR décrit le Frexit — la sortie de l'Union européenne et de l'euro — comme « une urgence démocratique et économique pour la France » (Union populaire républicaine, site officiel du parti, 2026). Les orientations recensées sur sa fiche candidat précisent la méthode : une sortie de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN activée par l'article 50, décrite comme le cœur unique et constant du projet depuis la fondation du mouvement en 2007.

Cette position se double, dans les orientations recensées, d'un refus des accords de libre-échange du type UE-Mercosur et de la revendication d'une faculté de déroger au droit européen quand il contredit ce qui est présenté comme l'intérêt national. Elle distingue la démarche de celle des candidats qui plaident pour une réforme de l'Union sans en sortir. Pour la situer, vous pouvez consulter notre page thématique sur l'Europe ou comparer les programmes.

Quel est son programme économique et fiscal ?

Le volet économique découle, dans la présentation du candidat, du retour à une monnaie nationale. Les orientations recensées sur sa fiche prévoient, outre la sortie de l'euro, des nationalisations dans les secteurs jugés stratégiques, la création de nouvelles tranches d'impôt sur le revenu et un contrôle des capitaux.

S'y ajoute une protection de l'industrie française, avec des droits de douane et une préférence nationale dans la commande publique, tandis que la réduction du déficit et de la dette occupe une place moins centrale. Ces choix font l'objet de chiffrages et de débats contradictoires selon les acteurs qui les commentent ; ils sont ici décrits tels que les orientations connues du candidat les présentent, sans évaluation de leur faisabilité. Notre page thématique sur l'économie permet de les mettre en regard des autres programmes.

Que prévoit-il sur les retraites, les salaires et la santé ?

Sur les retraites, les orientations recensées sur sa fiche font état d'un départ après quarante et une annuités de cotisation et d'un refus de la capitalisation. Sur les salaires, elles mentionnent une hausse du SMIC de vingt-quatre pour cent, l'État étant appelé à peser directement sur le niveau des rémunérations. La conditionnalité du RSA, comme la réduction du temps de travail, ne fait pas l'objet d'une position marquée.

En matière de santé, la fiche évoque une hausse de quinze pour cent du budget hospitalier, une revalorisation des soignants et un refus des fermetures de services de proximité. Ces mesures ne sont pas arrêtées ; leur mise en œuvre supposerait une majorité, à ce stade hypothétique. Pour situer votre propre position, vous pouvez essayer le simulateur de vote, un outil pédagogique et non un sondage.

Quelle est sa position sur l'immigration ?

Les orientations recensées sur sa fiche prévoient l'organisation d'un référendum portant sur le droit du sol et sur le regroupement familial, ainsi que l'expulsion systématique des étrangers en situation irrégulière. La fiche précise que cette ligne se situe hors d'une logique de préférence nationale, c'est-à-dire sans réserver aux seuls Français les prestations sociales non contributives — un point qui la sépare d'une partie des autres candidatures souverainistes. La régularisation des travailleurs sans papiers des métiers en tension fait l'objet d'une opposition. Notre page thématique sur l'immigration recense les positions des autres candidats.

Quelles orientations sur la sécurité et la justice ?

Les orientations recensées sur sa fiche mentionnent un alourdissement des peines et une restauration de l'autorité de l'État, avec un soutien aux peines planchers pour les récidivistes et à la suppression de l'excuse de minorité pour les mineurs délinquants récidivistes ; elles marquent une opposition à la légalisation du cannabis. La fiche relève que ces sujets sont traités comme secondaires par rapport à la sortie de l'Union européenne : les propositions existent, mais n'occupent pas la place centrale qu'elles prennent dans d'autres candidatures de la même famille politique.

Quelle politique énergétique et écologique défend-il ?

Les orientations recensées sur sa fiche décrivent une indépendance énergétique nationale fondée sur un nucléaire public, avec une nouvelle génération de réacteurs, assortie d'une critique des normes climatiques européennes et de l'éolien subventionné.

Dans les positions recensées, l'accélération du déploiement de l'éolien et du solaire fait l'objet d'une opposition, de même que la primauté donnée aux objectifs climatiques lorsqu'elle impose des contraintes fortes aux entreprises et aux ménages. La question des pesticides de synthèse n'apparaît pas comme une position tranchée.

Quelles positions en matière internationale et de défense ?

Le programme de l'UPR range « la sortie de l'OTAN et celle de l'UE » parmi les conditions du retour de l'indépendance nationale (Union populaire républicaine, site officiel du parti, 2026). Les orientations recensées sur sa fiche précisent qu'il s'agit de quitter l'OTAN, d'adopter une position de neutralité face au conflit ukrainien et de refuser toute participation aux sanctions occidentales contre la Russie.

Le soutien militaire à l'Ukraine fait l'objet d'une opposition nette dans les positions recensées, tandis que le budget de la défense et la conditionnalité de l'aide au développement n'y apparaissent pas comme des positions marquées. Notre page thématique sur l'international permet de les comparer à celles des autres candidats.

Que propose-t-il sur les institutions ?

Les orientations recensées sur sa fiche prévoient l'inscription dans la Constitution d'un référendum d'initiative citoyenne portant sur quatre matières, la préservation des institutions de la Ve République telles qu'issues de la pratique gaullienne, et l'organisation de référendums sur l'appartenance à l'Union européenne.

Le référendum sur les grandes questions migratoires et de société figure parmi les propositions soutenues, tandis que le passage à une VIe République fait l'objet d'une opposition et la proportionnelle intégrale d'aucune position tranchée. Notre page thématique sur les institutions resitue ces choix.

Questions fréquentes

Quel est le programme de François Asselineau pour 2027 ?

François Asselineau porte le projet de l'Union populaire républicaine, qu'il préside depuis sa fondation en 2007, avec une campagne lancée en mars 2026. Le programme est organisé autour de la sortie de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN par l'article 50. S'y rattachent nationalisations stratégiques, nouvelles tranches d'impôt sur le revenu, contrôle des capitaux, retraite après quarante et une annuités, hausse du SMIC de vingt-quatre pour cent et référendum d'initiative citoyenne.

Qu'est-ce que le Frexit défendu par l'UPR ?

Le programme du parti présente le Frexit — la sortie de l'Union européenne et de l'euro — comme « une urgence démocratique et économique pour la France », et range « la sortie de l'OTAN et celle de l'UE » parmi les conditions du retour de l'indépendance nationale (Union populaire républicaine, site officiel du parti, 2026). La fiche du candidat précise que la procédure envisagée est celle de l'article 50.

François Asselineau était-il candidat en 2017 et en 2022 ?

Il était candidat en 2017, où il a obtenu 0,92 % des voix. En 2022, il n'a pas réuni les 500 parrainages d'élus requis pour se présenter. Sa campagne pour 2027 a été lancée en mars 2026 ; il n'exerce plus de mandat électif depuis la fin de son mandat de conseiller de Paris, en 2008.

Quelle est sa position sur l'immigration et la préférence nationale ?

Les orientations recensées sur sa fiche prévoient un référendum sur le droit du sol et le regroupement familial ainsi que l'expulsion systématique des étrangers en situation irrégulière, mais précisent que cette ligne se situe hors d'une logique de préférence nationale : les prestations sociales non contributives ne seraient pas réservées aux Français.

Ce qu'il faut retenir

Le programme de François Asselineau pour 2027 s'appuie sur les positions publiques du candidat et de l'Union populaire républicaine, qu'il a fondée en 2007 et qu'il préside, sa campagne ayant été lancée en mars 2026. Il est construit autour d'un axe unique et revendiqué comme tel : la sortie de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN par l'article 50, le programme du parti qualifiant le Frexit d'« urgence démocratique et économique pour la France » et rangeant « la sortie de l'OTAN et celle de l'UE » parmi les conditions du retour de l'indépendance nationale (Union populaire républicaine, site officiel du parti, 2026). De cet axe découlent les nationalisations stratégiques, les nouvelles tranches d'impôt sur le revenu, le contrôle des capitaux et la protection douanière de l'industrie, ainsi qu'un volet social associant un départ en retraite après quarante et une annuités, une hausse du SMIC de vingt-quatre pour cent et une hausse de quinze pour cent du budget hospitalier. Sur l'immigration, référendum sur le droit du sol et expulsions systématiques, mais pas de préférence nationale ; sur les institutions, référendum d'initiative citoyenne et maintien du cadre de la Ve République ; sur l'énergie, un nucléaire public. Ces propositions ne sont pas arrêtées et leur mise en œuvre supposerait une majorité, à ce stade hypothétique. Pour aller plus loin : sa fiche, comparer les programmes et le simulateur de vote, un outil pédagogique et non un sondage.

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