France-Vote est indépendant — sans parti ni publicité politique, financé par vos dons. Soutenir →

France-Vote — élection présidentielle 2027
← Toutes les actualités

7 septembre 2026 · Par La rédaction de France-Vote

Programme de Bruno Retailleau (Les Républicains) pour 2027

Programme de Bruno Retailleau (LR) pour 2027 : immigration, sécurité, primauté du droit national, retraites, nucléaire et baisse des charges.

Programme de Bruno Retailleau (Les Républicains) pour 2027

Sénateur de la Vendée, ancien ministre de l'Intérieur (2024-2025) et président des Républicains depuis mai 2025, Bruno Retailleau a annoncé sa candidature à la présidentielle le 12 février 2026, avant d'être désigné candidat officiel de son parti par les adhérents les 19 et 20 avril 2026, sans passage par une primaire. Sa ligne, conservatrice et centrée sur le régalien, articule fermeté migratoire et sécuritaire, primauté revendiquée du droit national, allègements de charges pour les entreprises et relance du nucléaire. Cet article passe en revue ce que l'on sait de son programme, sujet par sujet, à partir de ses déclarations, de ses votes et de nos données.

En bref

  • Bruno Retailleau place l'ordre public et la maîtrise de l'immigration au cœur de son projet, avec un référendum sur l'immigration et la primauté revendiquée du droit national.
  • Sur l'économie, il défend une baisse des impôts de production, une priorité au désendettement et refuse le rétablissement d'un impôt sur la fortune (Public Sénat, 24 septembre 2025).
  • Nos données le situent dans la droite républicaine, avec des positions libérales sur l'économie et une ligne ferme sur le régalien. Ces orientations sont indicatives : le programme détaillé n'est pas encore intégralement arrêté.

Quel est le projet économique de Bruno Retailleau ?

Sur l'économie, la ligne de Bruno Retailleau est celle d'une droite libérale attachée à la baisse de la dépense publique. Les grands axes qu'il met en avant reposent sur des allègements de charges pour les entreprises, un impôt sur les sociétés ramené autour de 20 % et un plan d'économies budgétaires. Nos données le situent en faveur d'une baisse des impôts de production et d'une priorité donnée au désendettement sur les nouvelles dépenses.

Sur la fiscalité du patrimoine, sa position est identifiée : lors de l'examen de la « taxe Zucman » au Sénat, Bruno Retailleau et Gérard Larcher se sont prononcés contre ce dispositif de 2 % sur les très hauts patrimoines, finalement rejeté par la chambre haute (Public Sénat, 24 septembre 2025). Nos données le classent ainsi parmi les opposants au rétablissement d'un impôt sur la fortune. Sur le protectionnisme industriel, sa position apparaît plus nuancée, entre défense de la production française et attachement au marché.

Ces orientations, cohérentes avec la ligne des Républicains, restent à préciser au fil de la campagne : le programme détaillé du candidat n'est pas encore intégralement publié.

Immigration et sécurité : quelle ligne régalienne ?

L'immigration et la sécurité constituent le socle le plus identifié de son projet. En matière migratoire, Bruno Retailleau défend une réduction de l'immigration, une restriction du droit du sol et un recours au référendum. Comme rapporteur puis cosignataire de la proposition de loi sénatoriale « pour reprendre le contrôle de la politique d'immigration », il a porté un texte conditionnant l'acquisition de la nationalité par les mineurs nés en France de parents étrangers à une manifestation de volonté (Sénat, 1er juin 2023). Lors de l'examen du projet de loi immigration, il avait dénoncé un « tabou numérique » et affirmé que l'immigration « bute sur la loi des grands nombres » (Sénat, séance du 6 novembre 2023). Nos données le situent en faveur de quotas migratoires et d'une restriction du droit du sol, et opposé à la régularisation des travailleurs sans papiers.

Sur la sécurité et la justice, il défend une ligne de fermeté : rétablissement des peines planchers, suppression de l'« excuse de minorité » pour les mineurs récidivistes et combat déclaré contre le narcotrafic. Il s'oppose en revanche à un contrôle externe renforcé des forces de l'ordre. Sur les stupéfiants, sa position est nette : ministre de l'Intérieur, il s'est dit « totalement contre » la légalisation du cannabis, estimant qu'elle laisserait subsister un marché parallèle tenu par les trafiquants (Ouest-France, 18 février 2025).

Ce socle sécuritaire n'est pas propre à Bruno Retailleau : plusieurs candidats de droite et de la droite nationale défendent des mesures voisines. Pour situer ces écarts proposition par proposition, notre outil comparer les programmes met sa position en regard de celle des autres personnalités suivies, et la page consacrée à l'immigration réunit les positions de chacun sur ce thème.

Travail, retraites et social : que propose-t-il ?

Sur les retraites, Bruno Retailleau se distingue nettement de la gauche qui réclame l'abrogation de la réforme de 2023. Il défend au contraire le maintien de la réforme : à Matignon, il avait soutenu le report de l'âge légal à 64 ans et l'allongement de la durée de cotisation, jugeant le texte « très équilibré » et « juste » (Public Sénat, 14 décembre 2022). Nos données synthétisent cette orientation par un refus de l'abrogation, complété par une dose de capitalisation.

Sur le reste du volet social, sa ligne est libérale : il défend un RSA plafonné et conditionné à une activité ou à une formation, un allongement de la durée annuelle du travail et s'oppose à une hausse imposée du SMIC comme à une réduction du temps de travail. Ce positionnement le rapproche d'autres candidats de la droite et du bloc central, et l'éloigne de la gauche sociale. Le détail de ses positions figure sur sa fiche parmi les candidats.

Europe et international : quel positionnement ?

Sur l'Europe, Bruno Retailleau défend une « Europe des nations » et la primauté revendiquée du droit national. Il veut « redonner la primauté à notre droit national » et permettre à la France de déroger aux règles européennes contraires à son identité constitutionnelle (Public Sénat, 13 février 2026). Il ne prône pas pour autant une sortie de l'Union européenne ou de l'euro. Sur les accords commerciaux, il s'oppose à l'accord UE-Mercosur, allant jusqu'à menacer d'une censure du gouvernement en cas de vote favorable de l'exécutif (Le Parisien, 7 janvier 2026). Nos données le situent en faveur de la primauté du droit national et du rejet du Mercosur, et plutôt opposé à un approfondissement de l'intégration européenne.

Sur l'international et la défense, il défend un réarmement prioritaire et une fermeté face à la Russie. Il soutient l'aide militaire à l'Ukraine : au Sénat, il avait annoncé un « vote de soutien à l'Ukraine » et réclamé de lui donner « dès aujourd'hui les moyens de se défendre » (Public Sénat, 13 mars 2024). Nos données ajoutent une hausse du budget de la défense et une aide au développement conditionnée à la coopération migratoire des pays d'origine.

Écologie, santé et institutions : que porte-t-il ?

Sur l'énergie, Bruno Retailleau mise sur un nucléaire quasi exclusif. Le programme du parti qu'il préside veut maîtriser les coûts et délais des nouveaux EPR2 et relancer les recherches sur un prototype de réacteur de quatrième génération (Les Républicains, site officiel du parti, 2026). En parallèle, il défend l'arrêt du financement public de l'éolien et du solaire. Nos données le situent en faveur de la relance du nucléaire et opposé à l'accélération des renouvelables comme à une contrainte climatique forte sur les ménages et les entreprises.

Sur la santé, sa ligne est prudente sur les dépenses : refus d'embauches publiques massives, maintien des complémentaires et liberté d'installation des médecins. Il s'oppose à la légalisation de l'aide active à mourir, position qu'il justifie par une rupture avec la loi Claeys-Leonetti — « l'euthanasie, ce n'est pas aller plus loin, c'est aller ailleurs » (Public Sénat, 12 mai 2026).

Sur les institutions, il défend le régime actuel et le scrutin majoritaire, contre un changement de République ou la proportionnelle intégrale, mais réserve le recours au référendum aux questions migratoires et régaliennes. Ces éléments relèvent d'une lecture indicative : les programmes de 2027 ne sont pas définitivement arrêtés et pourront évoluer pendant la campagne.

Questions fréquentes

Quel est le programme de Bruno Retailleau pour 2027 ?

Il repose sur un socle régalien — réduction de l'immigration, restriction du droit du sol, peines planchers, référendum sur l'immigration — associé à une économie libérale : baisse des impôts de production, priorité au désendettement, refus d'un impôt sur la fortune (Public Sénat, 24 septembre 2025) et maintien de la réforme des retraites. Il défend aussi un nucléaire quasi exclusif. Ces orientations restent indicatives.

Bruno Retailleau est-il candidat à la présidentielle ?

Oui. Il a annoncé sa candidature le 12 février 2026, puis a été désigné candidat officiel des Républicains par les adhérents du parti les 19 et 20 avril 2026, sans passage par une primaire. Président des Républicains depuis mai 2025 et sénateur de la Vendée, il a été ministre de l'Intérieur entre 2024 et 2025.

Où se situe Bruno Retailleau sur l'échiquier politique ?

Nous le classons dans la droite républicaine, à la tête des Républicains. Ses positions économiques libérales et sa fermeté régalienne le rapprochent d'une partie du bloc central et de la droite nationale sur la sécurité et l'immigration, tandis que son refus d'un changement de régime et d'une sortie de l'Union européenne le distingue des candidats souverainistes.

Que propose Bruno Retailleau sur les retraites ?

Il refuse l'abrogation de la réforme de 2023 et défend le maintien du report de l'âge légal à 64 ans, qu'il avait jugé « très équilibré » et « juste » (Public Sénat, 14 décembre 2022). Nos données y ajoutent une dose de capitalisation complémentaire et un allongement de la durée annuelle du travail. Cette ligne l'oppose à la gauche, qui réclame un retour à 62 ans ou moins.

Ce qu'il faut retenir

Le programme de Bruno Retailleau pour 2027 s'organise autour d'un fil clair : une ligne régalienne ferme sur l'immigration et la sécurité, la primauté revendiquée du droit national sur le droit européen, une économie libérale — baisse des charges, priorité au désendettement, refus de l'impôt sur la fortune — et un maintien de la réforme des retraites, adossé à une relance du nucléaire. Une partie de ces orientations reste à préciser, le projet détaillé du candidat n'étant pas encore intégralement publié, et ces positions constituent une lecture éditoriale et indicative, susceptible d'évoluer d'ici le scrutin. Pour approfondir, consultez sa fiche, utilisez le comparateur et gardez à l'esprit que le simulateur est un outil pédagogique, sans valeur de sondage ni de consigne de vote.

Testez vos idées face aux candidats

2 minutes, anonyme et gratuit.

La lettre France-Vote

La présidentielle, décryptée chaque semaine

Les nouveaux articles, les mouvements dans les sondages et les positions révisées — l'essentiel, sans bruit. Gratuit, jamais de consigne de vote.

Données à jourPositions : Sondages : Dernier article :