France-Vote — élection présidentielle 2027
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21 juillet 2026

Présidentielle 2027 : qui sont les 26 candidats déclarés ou pressentis ?

Présidentielle 2027 : panorama des 26 personnalités suivies et des 17 candidatures déclarées, famille politique par famille politique, au 21 juillet 2026.

Panneaux d’affichage électoral installés devant un bureau de vote en France
Panneaux d’affichage électoral installés devant un bureau de vote en France. Photo : Chris93 / CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

À moins de deux ans du premier tour, l’offre politique pour la présidentielle 2027 commence à se dessiner. France-vote suit 26 personnalités susceptibles de concourir, dont 17 ont déjà officialisé leur candidature au 21 juillet 2026. Ce panorama les classe par famille politique plutôt que par ordre alphabétique, car c’est la structure des blocs qui éclaire le mieux la campagne qui s’ouvre. Trois traits ressortent. Une gauche éclatée entre treize prétendants, un bloc central resserré autour de trois noms, et un camp national où la question de la succession a été tranchée en juillet 2026. Voici qui est déclaré, qui hésite encore et qui a renoncé. Le détail de chaque parcours figure dans l’annuaire complet des candidats.

En bref

  • 26 personnalités suivies, dont 17 candidatures déclarées à la date du 21 juillet 2026.
  • La gauche aligne à elle seule 13 prétendants, répartis entre quatre familles distinctes.
  • Le camp national s’est resserré après le 7 juillet 2026, quand Jordan Bardella s’est rallié à Marine Le Pen.

Combien de candidatures sont réellement déclarées à l’été 2026 ?

Sur les 26 personnalités suivies, 17 ont déclaré leur candidature. Les neuf autres hésitent, attendent un vote interne ou n’ont pas fixé de calendrier. Chacune est positionnée sur 40 propositions, soit 1 040 positions au total, ce qui permet de comparer des programmes encore en construction.

Ce décompte n’a rien de définitif. Une déclaration peut être retirée, une hésitation peut se transformer en candidature, et de nouveaux noms apparaîtront d’ici au dépôt des parrainages. La liste est donc mise à jour au fil de la campagne, au fur et à mesure des annonces officielles.

Autre précaution utile : aucun programme 2027 n’est arrêté à ce stade. Les positions recensées reposent sur des prises de parole publiques, des votes passés et des textes de parti. Les règles retenues pour ce travail sont détaillées dans notre méthodologie, et les données brutes sont téléchargeables sur la page données ouvertes.

L’extrême gauche aligne deux candidatures déclarées

Deux candidatures sont déjà officielles à l’extrême gauche. Nathalie Arthaud portera de nouveau les couleurs de Lutte ouvrière, après avoir réuni 0,56 % des voix au premier tour de 2022. Anasse Kazib, porte-parole de Révolution permanente, s’est lui aussi déclaré.

Ces deux formations présentent traditionnellement un candidat à chaque scrutin présidentiel, indépendamment des dynamiques d’union à gauche. Leur enjeu principal reste la collecte des 500 parrainages d’élus, condition sans laquelle une candidature ne peut être validée par le Conseil constitutionnel.

Pourquoi la gauche de rupture compte-t-elle cinq prétendants ?

Cinq personnalités occupent l’espace ouvert à gauche par La France insoumise. Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième en 2022 avec 21,95 % des voix, est déclaré. François Ruffin l’est également, sous la bannière Debout !, tout comme Juan Branco, sans étiquette, depuis décembre 2025.

Les deux dernières situations sont plus mouvantes. Clémentine Autain, fondatrice de L’Après, a retiré sa candidature à la primaire le 11 juillet 2026. Fabien Roussel, qui avait obtenu 2,28 % en 2022, verra sa candidature soumise au vote des adhérents du Parti communiste le 6 septembre 2026.

Cette dispersion s’explique par des désaccords à la fois stratégiques et personnels apparus depuis 2022. La question de l’alliance, du rapport aux institutions et du périmètre de la gauche n’a pas été tranchée collectivement, ce qui multiplie les candidatures autonomes.

Les écologistes partiront-ils unis ?

Deux écologistes sont déclarées, mais elles n’empruntent pas le même chemin. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, s’est déclarée le 22 octobre 2025 et a été désignée pour participer à la primaire de la gauche prévue le 11 octobre 2026. Delphine Batho, déclarée le 25 novembre 2025 pour Génération écologie, reste en dehors de cette primaire.

La primaire du 11 octobre 2026 constitue donc le principal rendez-vous de clarification à gauche. Elle ne rassemble toutefois pas tous les prétendants, plusieurs d’entre eux ayant annoncé qu’ils ne s’y soumettraient pas. Son résultat ne réduira pas mécaniquement le nombre de candidatures.

Le positionnement de chaque écologiste sur les 40 propositions est consultable sur les fiches individuelles, par exemple celle de Marine Tondelier.

La gauche social-démocrate a-t-elle trouvé son candidat ?

Pas encore. Une seule candidature ferme dans cette famille : celle de Jérôme Guedj, déclarée le 5 février 2026, qui refuse la primaire. Olivier Faure envisage de se présenter, mais le vote militant du 9 juillet 2026 l’a désavoué. Raphaël Glucksmann a repoussé sa décision à la rentrée.

Bernard Cazeneuve complète ce tableau. L’ancien Premier ministre, qui anime le mouvement La Convention, apparaît comme un candidat probable sans s’être formellement déclaré. Quatre trajectoires cohabitent donc dans un espace qui n’a présenté qu’un seul candidat en 2022.

Additionnées aux autres familles, ces candidatures portent à treize le nombre de prétendants à gauche. C’est le principal fait structurant de la campagne à ce stade, et un contraste net avec la situation observée dans les autres blocs.

Qui incarne le bloc central ?

Le bloc central est le plus resserré, avec trois noms et deux candidatures déclarées. Gabriel Attal a officialisé la sienne le 22 mai 2026 pour Renaissance. Édouard Philippe est déclaré depuis septembre 2024, soit bien avant les autres, et a lancé sa campagne le 5 juillet 2026.

Dominique de Villepin constitue la troisième hypothèse. Sa candidature, portée par La France humaniste, est jugée probable mais n’a pas été formalisée. Le bloc central compte ainsi deux fois moins de prétendants que la gauche, pour un espace électoral qui a fourni le président sortant.

La comparaison des propositions entre ces trois personnalités est accessible depuis les fiches candidats, comme celle de Gabriel Attal.

La droite a-t-elle tranché entre ses prétendants ?

Partiellement. Bruno Retailleau a été désigné candidat par les adhérents des Républicains les 19 et 20 avril 2026, avec environ 73 % des suffrages exprimés. Laurent Wauquiez a renoncé à sa propre candidature en mai 2026. Deux autres personnalités restent en lice hors du parti.

David Lisnard, maire de Cannes, a quitté Les Républicains et déclaré sa candidature le 31 mars 2026 sous l’étiquette Nouvelle Énergie. Xavier Bertrand poursuit de son côté sa démarche avec Nous France. L’investiture d’un parti ne suffit donc pas à unifier une famille politique.

Cette configuration à trois pourrait évoluer d’ici 2027, comme l’a montré le retrait de Laurent Wauquiez. Les positions comparées de Bruno Retailleau et de ses concurrents sont détaillées proposition par proposition.

Trois candidatures souverainistes hors RN

Trois figures souverainistes se distinguent du Rassemblement national. Nicolas Dupont-Aignan, déclaré depuis le 8 mars 2025 pour Debout la France, avait réuni 2,06 % des voix en 2022. François Asselineau porte l’UPR. Florian Philippot dirige Les Patriotes.

Le principal obstacle pour ces candidatures reste le seuil des parrainages. En 2022, François Asselineau n’avait pas obtenu les 500 signatures requises, s’arrêtant à 293 parrainages d’élus. Cette contrainte pèse sur toutes les formations dépourvues d’un réseau d’élus locaux étendu.

Comment le camp national a-t-il réglé sa succession ?

En juillet 2026. Un arrêt d’appel rendu le 7 juillet a ramené la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen à 45 mois, dont 30 avec sursis, la part ferme étant échue au 30 juin 2026. Éligible, elle a annoncé sa candidature le soir même.

Un pourvoi en cassation est attendu début avril 2027. Marine Le Pen avait recueilli 23,15 % des voix au premier tour de 2022, le score le plus élevé de ce scrutin. Jordan Bardella, régulièrement cité comme candidat de substitution, s’est rallié à elle après le 7 juillet 2026 et n’est pas déclaré.

Éric Zemmour complète cette famille. Crédité de 7,07 % en 2022, il n’a pas formalisé sa candidature, considérée comme probable, et a annoncé le lancement de sa précampagne lors de l’université d’été des 12 et 13 septembre 2026. Les positions détaillées de Marine Le Pen sont disponibles sur sa fiche.

Que retenir de cette carte des candidatures ?

Trois déséquilibres ressortent au 21 juillet 2026. La gauche compte 13 prétendants pour quatre familles, le bloc central se limite à 3 noms, et le camp national a réglé sa question de succession. Les 17 candidatures déclarées se répartissent très inégalement entre ces blocs.

Ces chiffres décrivent une situation, pas un pronostic. Le nombre de candidats effectivement présents au premier tour dépendra des primaires, des retraits et surtout des 500 parrainages. En 2022, douze candidats avaient finalement figuré sur les bulletins.

Pour situer ces candidatures dans les rapports de force mesurés cet été, consultez notre analyse des intentions de vote de juillet 2026. Pour confronter deux programmes ligne à ligne, le comparateur de candidats reprend les 40 propositions retenues.

Questions fréquentes

Combien de candidats y aura-t-il vraiment en 2027 ?

Impossible à dire aujourd’hui. Sur les 26 personnalités suivies, 17 sont déclarées, mais toutes ne réuniront pas les 500 parrainages nécessaires. En 2022, douze candidats avaient finalement concouru. Le nombre définitif ne sera connu qu’après la validation des parrainages par le Conseil constitutionnel.

Qui a renoncé à se présenter à ce stade ?

Deux retraits sont enregistrés. Laurent Wauquiez a renoncé à sa propre candidature en mai 2026. Clémentine Autain a retiré la sienne de la primaire de la gauche le 11 juillet 2026. Jordan Bardella, sans avoir été déclaré, s’est rallié à Marine Le Pen après le 7 juillet 2026.

La primaire de la gauche départagera-t-elle tous les candidats ?

Non. La primaire du 11 octobre 2026 ne réunit qu’une partie des prétendants. Delphine Batho et Jérôme Guedj ont indiqué qu’ils n’y participeraient pas, et d’autres candidatures se maintiennent hors de ce cadre. Son issue ne ramènera donc pas la gauche à un candidat unique.

Marine Le Pen peut-elle se présenter en 2027 ?

Oui, en l’état du droit. L’arrêt d’appel du 7 juillet 2026 a ramené sa peine d’inéligibilité à 45 mois, dont 30 avec sursis, la part ferme étant échue au 30 juin 2026. Elle est donc éligible. Un pourvoi en cassation est attendu début avril 2027.

Où consulter les positions de chaque candidat ?

Les 26 personnalités sont positionnées sur 40 propositions, soit 1 040 positions, dans l’annuaire des candidats. Vous pouvez aussi tester vos propres réponses avec le simulateur de vote, un outil pédagogique qui ne mesure aucune intention de vote et ne prédit aucun résultat.

Ce qu’il faut retenir

L’offre politique de 2027 se caractérise par une asymétrie forte : treize prétendants à gauche, trois au centre, quatre à droite, et un camp national désormais fixé. Sur 26 personnalités suivies, 17 sont déclarées au 21 juillet 2026, un chiffre qui bougera encore.

Cette liste évolue au rythme des annonces, des primaires et des retraits, et les programmes 2027 ne sont pas arrêtés. Nous la mettons à jour en continu selon les règles exposées dans notre méthodologie. Pour comparer les positions déjà recensées, l’annuaire et le comparateur restent les points d’entrée les plus directs.

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