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France-Vote — élection présidentielle 2027
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· Mis à jour le · Par La rédaction de France-Vote

Présidentielle 2027 : la liste des 32 candidats déclarés ou pressentis

Présidentielle 2027 : liste des 32 candidats déclarés et pressentis (26 déjà déclarés), classés par famille politique — gauche, centre, droite, RN.

Panneaux d’affichage électoral installés devant un bureau de vote en France
Panneaux d’affichage électoral installés devant un bureau de vote en France. Photo : Chris93 / CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

À un an et demi du premier tour, l’offre politique pour la présidentielle 2027 s’est considérablement précisée pendant l’été. France-vote suit 32 personnalités susceptibles de concourir, dont 26 ont officialisé leur candidature au 21 septembre 2026. Ce panorama les classe par famille politique plutôt que par ordre alphabétique, car c’est la structure des blocs qui éclaire le mieux la campagne qui s’ouvre. Trois traits ressortent. Une gauche éclatée entre dix-neuf prétendants, un bloc central resserré autour de quatre noms, et un camp national dont les deux candidatures sont désormais déclarées. Voici qui est déclaré, qui hésite encore et qui a renoncé. Le détail de chaque parcours figure dans l’annuaire complet des candidats.

En bref

  • 32 personnalités suivies, dont 26 candidatures déclarées à la date du 21 septembre 2026.
  • La gauche aligne à elle seule 19 prétendants, répartis entre quatre familles distinctes.
  • La primaire « Choisir 2027 » départagera cinq candidats sociaux-démocrates les 9-10 et 16-17 octobre 2026.

Combien de candidatures sont réellement déclarées à l’automne 2026 ?

Sur les 32 personnalités suivies, 26 ont déclaré leur candidature. Restent trois personnalités qui envisagent de se présenter sans avoir tranché, une candidature jugée probable, une candidature retirée et une candidature écartée d’un processus de désignation. Chacune est positionnée sur 40 propositions, soit 1 280 positions au total, ce qui permet de comparer des programmes encore en construction.

Ce décompte n’a rien de définitif. Une déclaration peut être retirée, une hésitation peut se transformer en candidature, et de nouveaux noms apparaîtront d’ici au dépôt des parrainages. La liste est donc mise à jour au fil de la campagne, au fur et à mesure des annonces officielles.

Autre précaution utile : aucun programme 2027 n’est arrêté à ce stade. Les positions recensées reposent sur des prises de parole publiques, des votes passés et des textes de parti. Les règles retenues pour ce travail sont détaillées dans notre méthodologie, et les données brutes sont téléchargeables sur la page données ouvertes.

L’extrême gauche aligne trois candidatures déclarées

Trois candidatures sont officielles à l’extrême gauche. Nathalie Arthaud portera de nouveau les couleurs de Lutte ouvrière, après avoir réuni 0,56 % des voix au premier tour de 2022. Anasse Kazib, porte-parole de Révolution permanente, s’est lui aussi déclaré, de même que Selma Labib pour le NPA-Révolutionnaires.

Ces formations présentent traditionnellement un candidat à chaque scrutin présidentiel, indépendamment des dynamiques d’union à gauche. Leur enjeu principal reste la collecte des 500 parrainages d’élus, condition sans laquelle une candidature ne peut être validée par le Conseil constitutionnel.

Pourquoi la gauche de rupture compte-t-elle six prétendants ?

Six personnalités occupent l’espace ouvert à gauche par La France insoumise. Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième en 2022 avec 21,95 % des voix, est déclaré. François Ruffin l’est également, sous la bannière Debout !, tout comme Juan Branco, sans étiquette, depuis décembre 2025.

La situation de Fabien Roussel s’est clarifiée le 6 septembre 2026 : les adhérents du Parti communiste ont validé sa candidature à 72 %, qu’il a officialisée le soir même. Le PCF, qui avait obtenu 2,28 % en 2022, part donc en candidature autonome. Clémentine Autain, fondatrice de L’Après, a pour sa part retiré la sienne le 11 juillet 2026.

Emmanuel Maurel occupe une place singulière. Député du Val-d’Oise siégeant avec le groupe Gauche démocrate et républicaine, il a quitté le Parti socialiste en 2018 pour fonder la Gauche républicaine et socialiste et défend une ligne souverainiste de gauche — opposition à l’approfondissement européen, primauté de la Constitution sur le droit de l’Union, protectionnisme industriel. Ses positions le rattachent donc à cette famille, alors même qu’il est candidat à la primaire du pôle social-démocrate, déclaré le 4 septembre 2026.

Cette dispersion s’explique par des désaccords à la fois stratégiques et personnels apparus depuis 2022. La question de l’alliance, du rapport aux institutions et du périmètre de la gauche n’a pas été tranchée collectivement, ce qui multiplie les candidatures autonomes.

Les écologistes partiront-ils unis ?

Deux écologistes sont déclarées. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, s’est déclarée le 22 octobre 2025 ; elle a confirmé le 9 septembre 2026 se maintenir tout en continuant de plaider pour une candidature unique à gauche. Delphine Batho, déclarée le 25 novembre 2025 pour Génération écologie, poursuit une démarche distincte.

Le rendez-vous de clarification qu’aurait pu constituer la primaire de la gauche unitaire, envisagée pour le 11 octobre 2026, n’aura pas lieu : le processus s’est défait au cours de l’été, après le choix du Parti socialiste d’organiser sa propre consultation, la candidature autonome du PCF et plusieurs retraits. Les écologistes abordent donc l’automne sans cadre de désignation commun.

Le positionnement de chaque écologiste sur les 40 propositions est consultable sur les fiches individuelles, par exemple celle de Marine Tondelier.

La gauche social-démocrate a-t-elle trouvé son candidat ?

Pas encore, mais elle s’est donné une méthode. La primaire « Choisir 2027 », organisée par le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste, se tient à deux tours : du 9 au 10 octobre, puis du 16 au 17 octobre 2026, le résultat étant attendu le 17 octobre au soir. Le vote est électronique, ouvert aux adhérents des trois formations et aux personnes ayant versé 15 euros (10 euros au tarif social), y compris, sur pièce d'identité, aux mineurs de plus de 15 ans et aux personnes de nationalité étrangère ; le mode d'emploi est détaillé dans notre brève.

Cinq candidatures ont été officiellement validées le 16 septembre 2026 : Raphaël Glucksmann pour Place publique, Emmanuel Maurel pour la Gauche républicaine et socialiste, et trois socialistes, Olivier Faure, Jérôme Guedj et Ségolène Royal. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, avait annoncé sa candidature le 30 août 2026 ; Raphaël Glucksmann s’était rallié au principe de la primaire fin août.

Philippe Brun, député de l’Eure, avait réuni les parrainages nécessaires mais ne pourra pas concourir : il a été suspendu à titre conservatoire du Parti socialiste et écarté de la primaire le 16 septembre 2026, à la suite d’accusations de violence dont il conteste le bien-fondé.

Trois autres personnalités de cette famille se maintiennent hors de la primaire. Bernard Cazeneuve poursuit sa démarche avec La Convention, Karim Bouamrane a indiqué fin août qu’il n’y participerait pas tout en restant candidat, et François Ruffin a renoncé le 12 septembre 2026 à l’idée d’y prendre part.

François Hollande occupe la position la plus attendue de ce bloc. L’ancien président, redevenu député de la Corrèze en 2024, n’est pas candidat à la primaire — il a fait savoir le 2 septembre 2026 qu’il y participerait comme électeur — mais a publié le 3 septembre un ouvrage programmatique, « Unir », et annoncé qu’il trancherait en décembre. Les instituts le testent régulièrement, ce qui le place dans notre périmètre sans qu’il se soit déclaré.

Qui incarne le bloc central ?

Le bloc central reste resserré, avec quatre noms mais seulement deux candidatures déclarées. Gabriel Attal a officialisé la sienne le 22 mai 2026 pour Renaissance. Édouard Philippe est déclaré depuis septembre 2024, soit bien avant les autres, et a lancé sa campagne le 5 juillet 2026.

Deux hypothèses complètent ce bloc. Dominique de Villepin, porté par La France humaniste, a déclaré le 30 août 2026 vouloir être candidat et revendiqué « plusieurs centaines » de parrainages, sans atteindre les 500 requis ni formaliser sa candidature. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie pendant plus de sept ans, a publié un manifeste le 23 août 2026 et prononcé un discours de programme à Briançon le 19 septembre, tout en répétant qu’il ferait connaître sa décision en octobre. Le bloc central compte ainsi près de cinq fois moins de prétendants que la gauche, pour un espace électoral qui a fourni le président sortant.

La comparaison des propositions entre ces trois personnalités est accessible depuis les fiches candidats, comme celle de Gabriel Attal.

La droite a-t-elle tranché entre ses prétendants ?

Partiellement. Bruno Retailleau a été désigné candidat par les adhérents des Républicains les 19 et 20 avril 2026, avec environ 73 % des suffrages exprimés. Laurent Wauquiez a renoncé à sa propre candidature en mai 2026. Deux autres personnalités restent en lice hors du parti.

David Lisnard, maire de Cannes, a quitté Les Républicains et déclaré sa candidature le 31 mars 2026 sous l’étiquette Nouvelle Énergie. Xavier Bertrand a confirmé la sienne le 27 août 2026, en excluant de passer par une primaire de la droite. L’investiture d’un parti ne suffit donc pas à unifier une famille politique.

Cette configuration à trois pourrait évoluer d’ici 2027, comme l’a montré le retrait de Laurent Wauquiez. Les positions comparées de Bruno Retailleau et de ses concurrents sont détaillées proposition par proposition.

Quatre candidatures souverainistes hors RN

Quatre figures souverainistes se distinguent du Rassemblement national. Nicolas Dupont-Aignan, déclaré depuis le 8 mars 2025 pour Debout la France, avait réuni 2,06 % des voix en 2022. François Asselineau porte l’UPR. Florian Philippot dirige Les Patriotes. Jean Lassalle, candidat en 2017 puis en 2022 où il avait réuni 3,13 % des voix, a annoncé le 15 juillet 2026 disposer de 250 parrainages sur les 500 requis et subordonner sa candidature au résultat d’une collecte de fonds.

Le principal obstacle pour ces candidatures reste le seuil des parrainages. En 2022, François Asselineau n’avait pas obtenu les 500 signatures requises, s’arrêtant à 293 parrainages d’élus. Cette contrainte pèse sur toutes les formations dépourvues d’un réseau d’élus locaux étendu.

Comment le camp national a-t-il réglé sa succession ?

En juillet 2026. Un arrêt d’appel rendu le 7 juillet a ramené la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen à 45 mois, dont 30 avec sursis, la part ferme étant échue au 30 juin 2026. Éligible, elle a annoncé sa candidature le soir même.

Un pourvoi en cassation est attendu début avril 2027. Marine Le Pen avait recueilli 23,15 % des voix au premier tour de 2022, le score le plus élevé de ce scrutin. Jordan Bardella, régulièrement cité comme candidat de substitution, s’est rallié à elle après le 7 juillet 2026 et n’est pas déclaré ; les instituts ont cessé de tester son nom au cours de l’été.

Éric Zemmour complète cette famille. Crédité de 7,07 % en 2022, il a annoncé le 17 septembre 2026 sur BFMTV qu’il serait candidat, la déclaration formelle étant annoncée par son entourage pour l’automne. L’hypothèse d’une candidature de l’eurodéputée Sarah Knafo à sa place est écartée. Les positions détaillées de Marine Le Pen sont disponibles sur sa fiche.

Que retenir de cette carte des candidatures ?

Trois déséquilibres ressortent au 21 septembre 2026. La gauche compte 19 prétendants pour quatre familles, le bloc central se limite à 3 noms, la droite à 3 également, et le camp national en aligne 5 en comptant les souverainistes. Les 26 candidatures déclarées se répartissent très inégalement entre ces blocs.

Ces chiffres décrivent une situation, pas un pronostic. Le nombre de candidats effectivement présents au premier tour dépendra des primaires, des retraits et surtout des 500 parrainages. En 2022, douze candidats avaient finalement figuré sur les bulletins.

Pour situer ces candidatures dans les rapports de force mesurés à la rentrée, consultez notre analyse de la moyenne des sondages. Pour confronter deux programmes ligne à ligne, le comparateur de candidats reprend les 40 propositions retenues.

Questions fréquentes

Combien de candidats y aura-t-il vraiment en 2027 ?

Impossible à dire aujourd’hui. Sur les 32 personnalités suivies, 26 sont déclarées, mais toutes ne réuniront pas les 500 parrainages nécessaires. En 2022, douze candidats avaient finalement concouru. Le nombre définitif ne sera connu qu’après la validation des parrainages par le Conseil constitutionnel.

Qui a renoncé à se présenter à ce stade ?

Deux retraits sont enregistrés. Laurent Wauquiez a renoncé à sa propre candidature en mai 2026. Clémentine Autain a retiré la sienne le 11 juillet 2026. Jordan Bardella, sans avoir été déclaré, s’est rallié à Marine Le Pen après le 7 juillet 2026. Philippe Brun, sans avoir renoncé, a été écarté de la primaire socialiste le 16 septembre 2026.

Qui sont les cinq candidats de la primaire socialiste ?

Raphaël Glucksmann pour Place publique, Emmanuel Maurel pour la Gauche républicaine et socialiste, et trois socialistes : Olivier Faure, Jérôme Guedj et Ségolène Royal. Les candidatures ont été officialisées le 16 septembre 2026. Le premier tour se tient du 9 au 10 octobre, le second du 16 au 17 octobre, pour un résultat attendu le 17 octobre au soir.

La primaire socialiste départagera-t-elle toute la gauche ?

Non. La primaire « Choisir 2027 » ne réunit que le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste. La gauche de rupture, les écologistes et plusieurs sociaux-démocrates, dont Bernard Cazeneuve et Karim Bouamrane, n’y participent pas. La primaire de la gauche unitaire qui devait se tenir le 11 octobre 2026 a été abandonnée.

Marine Le Pen peut-elle se présenter en 2027 ?

Oui, en l’état du droit. L’arrêt d’appel du 7 juillet 2026 a ramené sa peine d’inéligibilité à 45 mois, dont 30 avec sursis, la part ferme étant échue au 30 juin 2026. Elle est donc éligible. Un pourvoi en cassation est attendu début avril 2027.

Où consulter les positions de chaque candidat ?

Les 32 personnalités sont positionnées sur 40 propositions, soit 1 280 positions, dans l’annuaire des candidats. Vous pouvez aussi tester vos propres réponses avec le simulateur de vote, un outil pédagogique qui ne mesure aucune intention de vote et ne prédit aucun résultat.

Qui sont les candidats de gauche pour 2027 ?

Dix-neuf prétendants occupent l’espace à gauche, répartis en quatre familles : l’extrême gauche (Nathalie Arthaud, Anasse Kazib, Selma Labib), la gauche de rupture autour de La France insoumise (Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, Juan Branco, Fabien Roussel, Emmanuel Maurel), les écologistes (Marine Tondelier, Delphine Batho) et la gauche social-démocrate (Olivier Faure, Jérôme Guedj, Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve, Ségolène Royal, Karim Bouamrane, Philippe Brun, François Hollande). C’est le bloc le plus fragmenté.

Qui sont les candidats de droite pour 2027 ?

Les Républicains ont désigné Bruno Retailleau lors du vote des adhérents des 19 et 20 avril 2026, avec environ 73 % des suffrages exprimés. Deux personnalités concourent hors du parti : David Lisnard, maire de Cannes, sous l’étiquette Nouvelle Énergie, et Xavier Bertrand, avec Nous France, qui a confirmé sa candidature le 27 août 2026. Laurent Wauquiez a renoncé en mai 2026.

Qui représente le bloc central en 2027 ?

Trois personnalités, pour deux candidatures déclarées. Gabriel Attal s’est déclaré le 22 mai 2026 pour Renaissance et Édouard Philippe est candidat depuis septembre 2024. Dominique de Villepin, porté par La France humaniste, a déclaré le 30 août 2026 vouloir être candidat sans formaliser sa démarche. C’est le bloc le plus resserré de la campagne.

Ce qu’il faut retenir

L’offre politique de 2027 se caractérise par une asymétrie forte : dix-neuf prétendants à gauche, quatre au centre, trois à droite, et six du côté souverainiste et national. Sur 32 personnalités suivies, 26 sont déclarées au 21 septembre 2026, un chiffre qui bougera encore.

Cette liste évolue au rythme des annonces, des primaires et des retraits, et les programmes 2027 ne sont pas arrêtés. Nous la mettons à jour en continu selon les règles exposées dans notre méthodologie. Pour comparer les positions déjà recensées, l’annuaire et le comparateur restent les points d’entrée les plus directs.

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